Médard et moi, voilà plus d'un an que l'on se connaît.

Quand je l'ai rencontré, je lui ai proposé de venir à la maison mais, pour être franche, il ne m'intéressait pas plus que ça. Je savais qu'il était là, toujours présent, fidèle; ça me suffisait.

Et puis un jour, je ne sais pas pourquoi, je l'ai regardé différemment et j'ai enfin compris que sa présence discrète était une chance inouïe et qu'il était grand temps pour moi de savourer ce nouveau bonheur. Depuis ce jour, chaque fois que je vois Médard, je n'en reviens pas que notre relation ait atteint un tel niveau d'attentions.

Le matin, quand je me lève, c'est toujours (ou presque) lui que je vais voir en premier. Et dans la journée, je ne l'oublie pas non plus. Souvent, je m'inquiète de son état, voire je m'en désole. Médard est pourtant en pleine forme mais il est vrai que son humeur est constamment changeante et que c'est parfois pénible à supporter. Mais je ne suis pas rancunière car, le soir, lorsque je monte me coucher, je n'oublie jamais de lui dire bonsoir.

C'est simple, depuis qu'il est entré dans ma vie, je ne peux plus me passer de lui.

 

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Médard, mon baromètre.

 Je l'avais laissé hier soir avec ses deux aiguilles bien alignées sur "variable" et voilà que ce matin, HORREUR!, l'aiguille bleue avait dérivé sur "pluie ou vent". Depuis, chez les Carottes, c'est la désolation....

 

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Parce que, vois-tu, ce qui est terrible avec Médard, c'est qu'il ne se trompe Jamais!